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Statuts

Sécurité

Fusées de détresse périmées ?

Comment s’en débarrasser ?

Impérativement dans un des points d’apport volontaire mis en place à Tahiti. Surtout PAS dans un bac vert ou gris !

La Dépêche et l’excellent Damien GRIVOIS nous informent :

Source : http://www.ladepeche.pf/points-dapport-volontaire-enfin-solution-fusees-de-detresse-perimees/

Les plaisanciers et les professionnels de la mer peuvent désormais se débarrasser, gratuitement et en toute sécurité depuis le 12 décembre, de leurs fusées de détresse périmées. En effet, le syndicat Fenua Ma, le Cluster maritime et le Pays ont décidé de la mise en place de neuf points publics à Papeete, Arue, Punaauia et Taravao pour la récupération de ces engins pyrotechniques dangereux. Aucun point d’apport n’est à ce jour prévu dans les îles, puisque le périmètre de compétence de Fenua Ma se limite aux îles du Vent.


« Si les fusées de détresse permettent de sauver des vies en mer, elles peuvent aussi, une fois périmées, s’avérer dangereuses pour le plaisancier et pour l’environnement » rappelait, ce jeudi matin sur le parking du partenaire Nautisport à Fare Ute, le directeur de Fenua Ma, Benoit Layrle. Et l’homme en sait quelque chose, puisque des fusées de détresse usagées ont déjà provoqué des incendies au Centre d’enfouissement technique (CET) de Paihoro ainsi qu’au centre de tri de Motu Uta, occasionnant des dégâts chiffrés à plusieurs dizaines de millions de francs.

Les engins pyrotechniques récupérés dans les points d’apport volontaire seront ensuite rapatriés par Fenua puis rendus inertes : le syndicat va les couler dans du béton à l’intérieur de drums de 200 litres. [note de l’AVP, on se demande ce que deviennent ces drums… aaah ils seront immergés avec les épaves de navires] Les engins concernés sont les fumigènes flottants, les fusées à parachute rouge, les « ocean signal flare », les jeux de trois feux à main rouges du coffret hauturier et enfin les jeux de trois feux à main rouges DNS.

Les lieux de dépôt sont Nautisport à Fare Ute, Sailtech, le port de pêche et le centre de retraitement et de tri de Motu Uta (Papeete), le Yacht club de Tahiti (Arue), la marina Taina (Punaauia), les magasins Ace et Nautisport Industrie-NSI (Taravao) et enfin le centre d’enfouissement technique de Paihoro.

https://www.tntv.pf/De-nouvelles-bornes-pour-les-fusees-de-detresse-perimees_a29555.html

 

Où jeter vos fusées de détresse périmées ?

 

Bora-Bora

Réglementation du mouillage des navires dans les eaux intérieures…

ARRETE n° 2442 CM du 22 novembre 2018 portant réglementation du mouillage des navires dans les eaux intérieures de l’île de Bora Bora.

AIOR DAM1822285AC-1

Le Président de la Polynésie française,

Sur le rapport du ministre du logement et de l’aménagement du territoire, en charge des transports interinsulaires,

Vu la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 modifiée portant statut d’autonomie de la Polynésie française, ensemble la loi n° 2004-193 du 27 février 2004 complétant le statut d’autonomie de la Polynésie française ;

Vu l’arrêté n° 650 PR du 23 mai 2018 portant nomination du vice-président et des ministres du gouvernement de la Polynésie française, et déterminant leurs fonctions;

Vu le code pénal ;

Vu la loi n° 83-581 du 5 juillet 1983 sur la sauvegarde de la vie humaine en mer, l’habitabilité à bord des navires et la prévention de la pollution, ensemble le décret n° 84-810 du 30 août 1984 modifié relatif à la sauvegarde de la vie humaine en mer, à la prévention de la pollution, à la sûreté et à la certification navires, ainsi que l’arrêté du 23 novembre 1987 relatif à la sécurité des navires et son règlement annexé ;

Vu la loi n° 61-1262 du 24 novembre 1961 relative à la police des épaves maritimes, ensemble le décret n° 61-1547 du 26 décembre 1961 modifié fixant le régime des épaves maritimes ;

Vu le code de l’environnement de la Polynésie française ;

Vu la délibération n° 2004-34 APF du 12 février 2004 modifiée portant composition et administration du domaine public en Polynésie française ;

Vu la délibération n° 78-124 du 27 juillet 1978 modifiée portant règlementation de la circulation dans les lagons de la Polynésie française ;

Vu la demande de la commune de Bora Bora par courrier n° MT/047651/DGS/COM/GTS/MT du 27 octobre 2018 ;

Vu le certificat “Label Pavillon Bleu” attribué au titre de l’année 2018 à la commune de Bora Bora ;

Considérant les impératifs de protection de l’environnement ainsi que de la sécurité de la navigation et de la circulation dans les eaux intérieures de l’île de Bora Bora ;

Considérant la nécessité de, garantir la coexistence harmonieuse des usagers sur le domaine public maritime ;

Le conseil des ministres en ayant délibéré dans sa séance du 20 novembre 2018,

Arrête :

CHAPITRE I – REGLES GENERALES APPLICABLES DANS LES EAUX INTERIEURES DE L’ILE DE BORA BORA

Article ler.— Définitions

Pour l’application du présent arrêté, on entend par :

stationnement : le fait d’immobiliser le navire selon un procédé technique approprié, pour une durée déterminée, et après autorisation dûment délivrée par l’autorité compétente ;

mouillage : le fait d’immobiliser le navire selon un procédé approprié, soit au moyen d’une ancre (apparaux du navire), soit au moyen d’un dispositif d’amarrage permanent et fixe (bouée, corps-mort, ancrage écologique, .) ,

autorité gestionnaire de la zone dédiée : l’autorité chargée de mettre en oeuvre les dispositions du présent arrêté, notamment en ce qui concerne la gestion, les demandes d’accès à une zone dédiée et de stationnement.

Art. 2.— Objet

Sauf dispositions contraires, dans les eaux intérieures de l’île de Bora Bora, le mouillage des navires d’une longueur supérieure ou égale à dix (10) mètres ou dont le séjour est supérieur ou égal à une durée de vingt-quatre (24) heures est strictement interdit hors des zones dédiées au mouillage autorisé.

La délimitation des zones dédiées est précisée à l’article 4 . et figure sur les plans annexés au présent arrêté.

Les conditions générales d’usage des zones dédiées au mouillage autorisé, sur ancre ou sur une installation d’amarrage, sont définies par le présent arrêté.

e mouillage de tout navire, pour quelque durée que ce soit, est strictement interdit dans les chenaux de navigation.

Art. 3.- Exemptions

Les interdictions et prescriptions prévues par le présent arrêté ne sont pas opposables aux navires et embarcations en mission de service public ou engagés dans une opération de secours de personne et de sauvegarde de biens, ni aux autres navires en cas de force majeure.

C ITRE II – REGLES APPLICABLES DANS LES ZONES DEDIEES AU MOUILLAGE

Art. 4.- Délimitation des zones • dédiées au mouillage autorisé

A l’intérieur des zones dédiées au mouillage autorisé, le mouillage des navires se fait sur ancre ou sur une installation légère d’ancrage lorsque la zone a fait l’objet d’une autorisation délivrée par l’autorité compétente.

A – Zones dédiées au mouillage sur ancre des navires d’une longueur de référence supérieure ou égale à 20 mètres.

Seul le mouillage sur ancre des navires d’une longueur de référence supérieure ou égale à 20 mètres est autorisé sur les points ci-après définis :

Dénomination

Longitude

Latitude

Rayon d’évitage

Ahuna 1

151° 46,121’0

16° 29.246’S

150 mètres

Faanui 1

151° 45.449’0

16° 28.838’S

150 mètres

Hitiaa 1

151° 44.4590

16° 27.978’S

150 mètres

Hitiaa 2

151° 44,051’0

16° 28.223’S

150 mètres

Hitiaa 3

151° 43.719’0

16° 28,413’S

150 mètres

Toopua 1

151° 46.664’0

16° 31,361’S

130 mètres

Vaitape 1

151° 45,760’0

16° 30.838’5

150 mètres

Vaitape 2

151° 45,670’0

16° 31,07515

150 mètres

 

B – Zone dédiées au mouillage des navires d’une longueur de référence inférieure à 20 mètres.

Seul le mouillage des navires d’une longueur de référence inférieure à 20 mètres est autorisé sur les points ci-après définis.

Le périmètre de chaque zone est déterminé par les points de référence indiqués par zone.

1° La délimitation de la zone de la baie de Nunue est définie par les points ci-après :

Dénomination

Longitude

Latitude

BN-1

151° 45.180’0

16° 30.028’S

BN-2

151° 45.129’0

16° 36.052’S

BN-3

151° 45,159’0

16° 30.109’5

BN-4

151° 45.254’0

16° 30,119’S

BN-5

151°45300’0

16° 30.097’5

BN-6

151° 45.307’0

16° 30.065’S

2° La délimitation de la zone de Fare Piti est définie par les points ci-après :

Longitude

Latitude

FP-1

151°

45.656’0

16°

29.270’S

FP-2

151°

45.575’0

16°

29.322’S

FP-3

151°

45.544’0

16°

29.444’S

FP-4

151°

45.629’0

16°

29.522’S

FP-5

151°

45.796’0

16°

29.571’S

FP-6

151°

45.761’0

16°

29.354’S

3° La délimitation de la zone de Faanui est définie par les points ci-après :

Dénomination

Longitude

Latitude

FA-1

151°

45.165’0

16°

28.899’S

FA-2

151°

45.190’0

16°

28,948’S

FA-3

151°

45238’0

16°

28.949’S

FA-4

151°

45,268’0

16°

28.898’S

 

Dans cette zone, le mouillage des navires est strictement limité à cinq (5) navires.

La durée de séjour des navires dans cette zone ne peut excéder trente-six (36) heures.

4° La délimitation de la zone de Hitiaa est définie par les points ci-après :

Dénomination

Longitude

Latitude

11I-1

151°

44.2490

16°

28.266’S

HI-2

151°

44,276’0

36°

28.316’S

III-3

151°

44.324’0

16°

28.316’S

HI-4

151°

44.355’0

16°

28.266’S

 

Dans cette zone, le mouillage des navires est strictement limité à cinq (5) navires.

La durée de séjour des navires dans cette zone ne peut excéder trente-six (36) heures.

5° La délimitation de la zone du Motu Fareone est définie par les points ci-après :

Dénomination

Longitude

Latitude

MF-1

151°

42.319’0

16°

31..772’S

MF-2

151°

42.130’0

16°

32.091’S

MF-3

151°

42267’0

16°

32111’S

MF-4

151°

42.595’0

16°

31.983’S

MF-5

151°

42.585’0

16°

31.846’S

MF-6

151°

42.518’0

16°

31.726’S

6° La délimitation de la zone au sud de la baie de Povai est définie par les points ci-après :

Dénomination

Longitude

Latitude

P0.1

151°

44.442’0

16°

31410’S

P0.2

151°

44,520’0

16°

31,618’S

P0-3

151°

44.8230

16°

31,645’S

P0′-4

151°

44,728’0

16°

31.437S

7° La délimitation de la zone à l’ouest du motu Toopua est définie par les points ci-après :

Dénomination

Longitude

Latitude

T0-1

151°

46313’0

16°

30.623’S

TO.2

151°

46.343’0

16°

30.942’S

T0-3

151°

46.4080

16°

31.090’S

T0-4

151°

46.5620

16°

31.236’S

TO.5

151°

46.707’0

16°

31.088’S

T0-6

151°

46.4010

16°

30.870’S

TO.7

151°

46.372’0

16°

30.619’S

 

Les coordonnées géographiques définies à l’article 4 sont posées dans le système géodésique WGS84 en degrés et minutes décimales.

La délimitation des zones dédiées mouillage autorisé est représentée en annexes du présent arrêté, consultables auprès de la direction polynésienne des affaires maritimes (DPAM) et sur le site internet www.maritime.gov.pf et www. s ervice-public. p f/dp am

Art. 5.— La signalisation des zones dédiées au mouillage

La signalisation de chaque zone dédiée au mouillage autorisé est mise en place par le gestionnaire de la zone et doit être conforme aux prescriptions de l’autorité compétente en matière de sécurité de la navigation et de la circulation dans les eaux intérieures.

Le dispositif technique de signalisation est adapté à la nature des fonds marins.

Le gestionnaire habilité de la zone dédiée au mouillage autorisé est tenu d’informer sans délai l’autorité compétente de tout changement dans la situation de la signalisation.

Art. 6.— Accès et règles de navigation à l’intérieur des zones dédiées au mouillage

L’accès aux zones dédiées est autorisé aux navires en état de naviguer, ainsi qu’à ceux courant un danger ou en état d’avarie.

L’accès aux zones dédiées par les navires courant un danger ou en état d’avarie, n’est admis que pour un séjour limité, justifié par les circonstances.

L’accès et la circulation à l’intérieur des zones dédiées au mouillage autorisé s’effectuent conformément aux règles de navigation, notamment celles fixées par le règlement international pour prévenir les abordages en mer.

Dans les limites de ces zones dédiées, la vitesse maximale des navires est fixée à 3 noeuds.

Sauf en cas de force majeure, les navires ne sont autorisés à se déplacer à l’intérieur de la zone dédiée que pour accéder à un point de mouillage ou le quitter.

Art. 7.— Déclaration d’entrée et de départ

Tout navire faisant escale dans l’une des zones dédiées au mouillage autorisée est tenu, dès son arrivée, de se faire connaître auprès du gestionnaire habilité et de faire une déclaration d’entrée par tout moyen approprié (téléphone, fax, courriel, VHF) pour transmettre :

Une photocopie des documents du navire (certificat d’immatriculation, identification du pavillon et du propriétaire du navire) ;
Une photocopie du passeport du propriétaire ou, le cas échéant, de l’utilisateur du navire ;
Les coordonnées précises de contact du propriétaire, ou le cas échéant, de l’utilisateur du navire (numéros de téléphone, courriel) ;
La date prévue pour le départ de la zone de mouillage. En cas de modification de cette date, une déclaration rectificative est faite sans délai auprès du gestionnaire habilité de la zone autorisée ;
Une déclaration de départ est effectuée avant la sortie définitive du navire de la zone dédiée.
Art. 8.— Utilisation des zones dédiées au mouillage autorisé

Le capitaine de tout navire doit veiller à ce que son navire, à tout moment et en toute circonstance, ne cause ni dommage aux autres navires, ni gêne dans l’utilisation de la zone dédiée au mouillage autorisé par les autres utilisateurs.

En cas de nécessité, toutes les précautions, manoeuvres ou déplacements, changements d’emplacement prescrits par le gestionnaire habilité, doivent être respectés ou exécutés, notamment lorsqu’ils sont jugés nécessaires pour faciliter les mouvements des autres navires ou assurer la sécurité de la navigation et de la circulation dans les eaux intérieures de l’île de Bora Bora.

Art. 9.— Hygiène et pollution

Les navires au mouillage dans l’une des zones dédiées au mouillage autorisé ne peuvent rejeter, déverser ou laisser s’écouler dans les eaux leurs ordures ménagères et déchets de toute sorte, ni les eaux souillées ou chargées d’hydrocarbures, d’huiles ou de produits toxiques. Tout rejet à,-la mer est strictement interdit.

Tous les déchets doivent être déposés dans des installations à terre prévues à cet effet. Le rejet des eaux usées fait l’objet d’une réglementation particulière.

Il est interdit d’effectuer sur les navires au mouillage dans les zones dédiées au mouillage autorisé tous travaux de

•réparation, opérations de carénage, applications de produits ou peintures.

Art. 10.— Retrait des épaves maritimes et navires abandonnés

Tout navire séjournant dans les zones dédiées au mouillage autorisé doit être maintenu en bon état d’entretien, de flottabilité et de sécurité.

Si le gestionnaire habilité constate la présence d’une épave ou qu’un navire est en état manifeste d’abandon ou d’absence d’entretien, et qu’il présente, en totalité ou en partie, un caractère dangereux pour la navigation, la pêche ou l’environnement, l’accès à un port ou le séjour dans un port, qu’il risque de couler ou de causer des dommages aux navires, aux ouvrages environnants ou à l’environnement, il informe dans les plus brefs délais l’autorité compétente pour procéder à la mise en demeure du propriétaire de prendre toute mesure nécessaire pour supprimer le caractère dangereux du navire.

En cas d’inaction du propriétaire du navire dans le délai imparti, l’autorité compétente fait procéder d’office aux opérations nécessaires aux frais et risques du propriétaire pour faire cesser le risque de danger ou d’atteinte au domaine public maritime.

Pour l’enlèvement de l’épave, le propriétaire du navire se conforme aux prescriptions émises par l’autorité compétente.

Art. 11.— Interdiction de la pratique des activités nautiques, aquatiques ou subaquatiques dans le périmètre des zones dédiées au mouillage autorisé.

Dans les limites des zones dédiées au mouillage autorisé, la pratique de toute activité nautique, aquatique ou subaquatique est strictement interdite pour des raisons de sécurité de la navigation.

Art. 12.— Affichage et information du public

Le présent arrêté et ses annexes portant réglementation du mouillage des navires dans les eaux intérieures de l’île Bora Bora fait l’objet d’une information par voie d’affichage en mairie, et d’une signalisation par panneau d’information en français, en tahitien et en anglais, implanté aux abords des zones dédiées, à proximité suffisante, et en un lieu approprié pour assurer son accessibilité et sa visibilité par l’ensemble des usagers.

Art. 13.— Sanctions

Sans préjudice des sanctions relatives à la conservation du domaine public, et conformément à l’article 131-13 du code pénal :

1° Est puni de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe :

Tout mouillage de navire visé à l’article 2 en dehors des zones dédiées au mouillage autorisé définies à l’article 4, sauf autorisation ;
Tout mouillage de navire d’une longueur de référence supérieure ou égale à 20 mètres en dehors des zones qui leurs sont réservées et qui sont définies à l’article 4-A ;
Tout mouillage de navire d’une longueur de référence inférieure à 20 mètres en dehors des zones qui leurs sont réservées et qui sont définies à l’article 4-B ;
Toute infraction aux règles de circulation des navires prévues à l’article 6.
2° Est puni de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 2e classe :

Le fait de ne pas procéder aux déclarations prévues à l’article 7 ;
Tout refus d’exécuter les précautions ou prescriptions prévues au second alinéa de l’article 8;
Tous travaux ou opérations réalisés sur les navires en infraction à l’article 9 ;
Le fait de pratiquer, dans les zones visées à l’article 4, une des activités interdites par l’article 11 ;
3° Le rejet, déversement ou écoulement de toute substance polluante dans les eaux est passible des sanctions prévues par le code de l’environnement de la Polynésie française (LP. 3131-1).

Art. 14.— Constat des infractions

Sans préjudice des compétences exercées par les agents et les officiers de police judiciaire et les agents assermentés de la commune de Bora Bora, les infractions aux dispositions du présent arrêté sont constatées par procès-verbaux dressés par les agents assermentés de la direction polynésienne des affaires maritimes.

Art. 15.— Le ministre du logement et de l’aménagement du territoire, en charge des transports interinsulaires, le ministre de l’économie verte et du domaine, en charge des mines et de la recherche, le ministre de la culture et de l’environnement, en charge de l’artisanat, et le ministre de l’équipement et des transports terrestres sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Journal officiel de la Polynésie française.

 

Fait à Papeete, le 22 novembre 2018.
Pour le Président absent :
Le vice-président,
Teva ROHFRITSCH.

Par le Président de la Polynésie française :
Le ministre du logement
et de l’aménagement du territoire,
Jean-Christophe BOUISSOU.

Le ministre de l’économie verte
et du domaine,
Tearii ALPHA.

Pour le ministre de la culture
et de l’environnement absent :
Le ministre de la modernisation
de l’administration,
Priscille Tea FROGIER.

Pour le ministre de l’équipement
et des transports terrestres absent :
Le ministre du logement
et de l’aménagement du territoire,
Jean-Christophe BOUISSOU.

Source officielle : http://lexpol.cloud.pf/document.php?document=355647&deb=23226&fin=23236&titre=QXJyw6p0w6kgbsKwIDI0NDIgQ00gZHUgMjIvMTEvMjAxOA==

L’arrêté en pdf : Arrêté n° 2442 CM du 22_11_2018

 

Bora-Bora

Mouillage des paquebots à Bora-Bora

Pour être durable, le développement économique doit être respectueux de l’environnement. Le développement de la croisière, du yachting et des activités nautiques en tout genre, impose une gestion plus rigoureuse de notre espace maritime lagonaire. Nous devons concilier ce développement et la liberté qui l’accompagne, en organisant mieux les mouillages des navires dans nos iles qui sont de plus en plus visitées, tout en s’assurant de la sécurité de la navigation et de la circulation dans les eaux intérieures. L’ile de BoraBora est la première { bénéficier d’une gestion globale de  cette règlementation adaptée des mouillages. Ce premier arrêté adopté par le conseil des ministres fixe les règles de mouillage des navires d’une longueur supérieure ou égale { 90 mètres (paquebots et grands yachts de 90 mètres ou plus) dans des zones qu’il délimite { cet effet. D’autres arrêtés concernant d’autres types de navires ou d’activités nautiques viendront prochainement compléter celui-ci.
L’accroissement exponentiel des activités s’exerçant sur le plan d’eau de l’île de BoraBora (activités nautiques, aquatiques, subaquatiques, plaisance, loisirs, sports et pêche), rend nécessaire de réglementer rigoureusement le mouillage des paquebots dans les eaux intérieures de cette île et de le circonscrire { des zones dédiées, d’une part afin de gérer en amont les potentiels conflits d’usage susceptibles de survenir, d’autre part afin d’assurer l’intégrité d’installations indispensables, notamment les câbles sous
-marins et divers émissaires, qui pourraient être détériorés par les ancres des navires au mouillage. Une consultation des pilotes maritimes de la station de pilotage « Te Ara Tai » ainsi qu’une étude des zones retenues ont permis la détermination exacte des points adaptés au mouillage des navires de croisière d’une longueur supérieure ou égale { 90 mètres, dans l’optique de concilier les diverses utilisations du plan d’eau, notamment par les acteurs économiques, les intérêts de la sécurité de la navigation et la protection de l’environnement marin.
Deux zones de mouillage ont été retenues et sont représentées en annexes par des cercles au centre desquels les navires pourront s’ancrer. Les cercles d’évitage retenus pour les deux points d’ancrages principaux (BO-1 et BO-2) sont de 400 et 450 mètres situés dans la rade de Vaitape. Enfin, une zone de mouillage de dégagement (BO-3) a été créée en face de la baie de Povai, afin de permettre le mouillage d’un troisième paquebot uniquement en cas d’urgence ou lorsque des circonstances météorologiques le requièrent. Une consultation du maire de la commune de Bora-Bora a été réalisée préalablement à la rédaction définitive de ce dispositif et a recueilli un avis favorable
Extrait du Compte rendu du Conseil des Ministres du Jeudi 6 septembre 2018
Edito

Niouze-Letter novembre 2018

Comme nous sommes une association dynamique, modeste et géniale de plaisanciers, voici une nouvelle lettre d’information sur nos actualités, toutefois si vous nous trouvez encombrants et que la fréquence de nos nouvelles ne vous semble pas pertinente, n’hésitez pas à nous le signaler. Vous pouvez vous désabonner ou gérer votre abonnement au bas de chacune de nos lettres.

Nous avons donc tenu une réunion le samedi 10 novembre à la mairie de Punaauia (le compte rendu cmplet en suivant le lien), au cours de laquelle nous avons sollicité les bonnes volontés à nous aider dans notre tâche. Nous avons « recruté » un nouveau vice-président qui s’est porté volontaire par procuration, bienvenue donc à Eric Pinel-Peschardière parmi les membres du bureau. Sa candidature sera votée bien entendu en AG.

Nous avons longuement abordé le PGEM de Moorea, et un courriel adressé aux responsables resté sans
réponse. La date de l’enquête publique n’est toujours pas connue.

Nous avons quelques témoignages de personnes ayant été abordées sur leur mouillage à Moorea par des habitants de Moorea qui semblent vouloir dores et déjà appliquer le nouveau PGEM dans sa version la plus dure et demandant voire exigeant des bateaux leur départ, de façon plus ou moins courtoise. Si vous avez connaissance ou avez vous même subis des faits similaires nous vous invitons à nous en faire part par courriel, nous constituerons un dossier que nous pourrions soumettre aux officiels.

Pierre Cosso présent à la réunion nous a proposé de retrouver les adresses mails de signataires d’une pétition ancienne afin de les intégrer à notre liste de sympathisants. Il s’est engagé également à contacter les douanes pour obtenir de leurs services des chiffres sur les entrées-sorties de plaisanciers par année sur le territoire et ils les a obtenues. Nous travaillons à les publier.

Nous avons discuté de l’opportunité de réaliser une petite vidéo sur les réalités de la vie des plaisanciers, donnant aussi la parole aux habitants de Moorea sur leur ressenti sur la présence des voiliers dans le lagon. Une petite réunion informelle autour de ce sujet et de sa possibilité de réalisation a été programmée. Vos idées sont les bienvenues.

Nous avons également tenu des Puces Nautiques à la Casa Bianca le dimanche 11/11où le stand de l’AVP a été pris d’assaut autant pour les douceurs sucrées salées qui s’y trouvaient (et que nous avons vendues en intégralité), que pour la campagne d’adhésion qui a connu un franc succès grâce à Alice qui a montré une efficacité remarquable, merci Alice. Nous remercions tous les exposants de leur participation ainsi que Claude pour la fourniture de bouteilles Thermos et de l’eau chaude qui allait dedans.

Nous vous invitons tous à renouveler votre adhésion 2019 à l’asso qui a besoin de vous et à faire adhérer vos amis, voisins de mouillage, sympathisants, locaux, étrangers, vivants, morts (je plaisante) enfin bref tous ceux que vous connaissez et ceux que vous ne connaissez pas encore. On trouve en ligne les bulletins d’adhésion et voici comment adhérer, en payant en ligne, par chèque, par virement…
L’adresse pour adhérer en ligne : http/hello.asso.com

Merci de votre attention.

2R

L'association

Compte rendu de réunion des bénévoles

Date : 10/11/2018, 14h00-16h30, mairie de Punaauia

Participants : 14 personnes, dont les membres du bureau.

Ordre du jour :

  • Etat des négociations avec la mairie de Moorea sur le dossier du PGEM
  • Propositions d’actions
  • Cotisations

Révision du PGEM de Moorea

  • Les plaisanciers ont été « oubliés » dans la phase d’instruction de cette révision (exemple typique : notion incongrue du « mouillage de nuit »)
  • Être « exemplaires » sera certainement sans effet (mais il faut l’être malgré tout)

Presse

  • Article presse sur la doléance de la mairie de Moorea sur le PGEM (demande d’une quasi-interdiction de mouillage): c’est une position ultra-maximaliste, donc à prendre avec réserves sur son sérieux réel
  • Article P. Cosso : partagé plus de 1000 fois sur fb.
  • Article « mouillages à Huahine : les illustrations montrent surtout du corail déjà mort, et non des patates vivantes.
  • Chantal Spitz s’est fendue d’une réponse sur fb sur ces articles, en gros, j’en ai marre de ces voiliers …

Agressivité locale

  • Plusieurs cas de « demandes » infondées, par des habitants, d’évacuer le mouillage immédiatement ; quelque soit l’argumentaire utilisé (mouillage autorisé, non-pollueur, payeur, …) , au final, la seule véritable raison qui finit par apparaître est : le lagon est à moi, dégage …
  • Cas de menaces avérées contre un voilier, gendarmes informés, petite réaction des autorités pour calmer les choses (sud de Moorea)
  • Anglo-saxons seraient peut-être moins touchés par ces problèmes (… car perçus comme « de passage ») ?
  • Lister les événements de cette nature ?
  • Faut-il voir la Ministre du Tourisme (lui rappeler l’exemple des diverses îles des Caraïbes boycottées par les plaisanciers suite à de nombreux problèmes de sécurité (Haïti, Vénézuela nord, etc …) ? Elle a été faire la promo de la Polynésie à Panama, aux voiliers …
  • Communication sur les diverses agressions
  • Vers les « jeunes », excités ?
  • Habitants : se fichent de l’aspect $$$
  • Autorités locales (électoralisme, …?) : le maire de Moorea est celui de l’affaire des « kite-surf » interdits du jour au lendemain…
  • Les politiques (pourrissement de la situation?)

Captation, privatisation du domaine public

  • Restriction de la liberté des habitants eux-même (qui ne pourront également plus mouiller leurs bateaux)
  • Se désolidariser des bateaux stationnés à demeure (AirBnB et autres) sur les mouillages forains de Moorea
  • Charters : peu concernés, car obtiendront systématiquement une dérogation à n’importe quelle règle (exemple typique professionnels : cas des « sables roses » dans le PGEM/Biosphère de Fakarava)

Taxation des plaisanciers

  • Permettrait indirectement de répondre à l’accusation des voiliers qui ne paient rien …mais pas d’unanimité sur le sujet.
  •  L’AVP ne doit pas proposer de taxation (de type permis de naviguer) tant que la PF n’y vient pas d’elle-même.
  • Il faudra participer à la négociation sur le champ et les modalités de paiement de cette éventuelle taxation (à l’entrée en PF ou par île, ponctuelle/mensuelle/annuelle/séjour, cas particulier des papeetisés, montant, prestation incluses ou non (poubelles, …), etc …)

Recrutement

  • Planifier une journée de recrutement (porte-à-porte systématique)
  • Utiliser le fichier d’une ancienne pétition pour mailer des propositions d’adhésions à l’AVP

Aides au fonctionnement de l’asso

  • GEX peut faire des photocopies N/B à 10 frcs pièce (flyers, …)
  • On pourrait contacter Isabelle Roumagnac pour des traductions de bonne qualité en anglais
  • Eric Pinel- Peschardière est le nouveau vice-président (à valider officiellement lors de la prochaine AG)

Film sur la vie sur un voilier en Pf

  • mouillage, NRJ, eau, déchets, dépenses, intégration vie locale, etc …
  • But : montrer ce que sont réellement les voiliers, démythifier auprès des locaux, projections…
  • Scénario à préparer : réunion 20 novembre à la Casa 17h sur le sujet
  • Possibilité contacts pros (P. Cosso)

Goodies

  • relancer l’idée de fabrication de tee-shirts spécifiques AVP ? Illustration ? Y réfléchir

Cotisation

  • La cotisation actuelle (1500 frcs) ne couvre pas les dépenses de l’Asso.
    Son nouveau montant sera de 2000 frcs pour l’année 2019.

Divers:

  • P. Cosso : contacte Douanes, pour stats (écrites) entrées/sorties des voiliers en PF ces dernières années (et toutes autres données utiles disponibles sur le sujet : nombre de personnes par voiliers, rapport taxes papeetisation, …)

Prochaine réunion du bureau : 2 décembre 2018, Casa Bianca, 17h00

Bernard GUILLOU
Secrétaire-adjoint

L'association

Réunion de bénévoles

BÉNÉVOLE, adj. et subst. 
B.− [L’accent est mis sur le bon vouloir, le libre consentement] [En parlant d’une pers.] Qui remplit de bonne grâce, et sans but lucratif des fonctions librement choisies.

Rejoignez-nous pour une réunion des forces vives de l’association et traçons le chemin des futures actions de l’association

 

Samedi 10 novembre de 14:00 à 16:00 Mairie de Punaauia

  • L’état des négociations avec la mairie de Moorea sur le dossier du PGEM
  • Propositions d’actions
  • Cotisations

Face aux intéressés et aux funestes, soyez avec nous, gracieux et libres. :-p

L'association

Puces Nautiques 2018

Nous organisons des Puces Nautiques le dimanche 11 novembre au matin autour du restaurant Casa Bianca à la Marina Taina. Le restaurant nous promet une ristourne de 10 % pour tous le exposants qui mangeraient à midi. Qu’on se le dise !

L'association

Synthèse de notre activité 2018

Voici une petite synthèse de l’activité de l’association depuis la (déjà lointaine) AG du 22 mars 2018.

Nous avons participé à la Journée Mondiale des Océans, qui s’est déroulée au parc Paofai, durant laquelle nous avons eu l’occasion de rencontrer des acteurs du milieu marin, et de nous faire connaître ; Sophie a animé un atelier autour des nœuds marins, enseignant aux visiteurs à confectionner entre autres des pommes de touline.

L’association a organisé en juin une réunion d’information au fare potee de l’Assemblée de la P.f. sur le projet de nouveau PGEM de Moorea, en invitant : Heiriti ARAPARI (chargée du PGEM à Moorea), Franck TAPUTUARAI (tavana-adjoint), Charly AMARU (médiateur brigade nautique). Cette réunion a rassemblé plus de 60 personnes et a fait l’objet d’un fort relais par les média locaux (presse, TV).


Il est très vite apparu lors de la présentation du projet que les plaisanciers n’ont pratiquement pas été invités à venir discuter des enjeux, et que de nombreuses zones d’ombre et d’incertitude restent à clarifier concernant en particulier les modalités de mouillage des voiliers ; 5 zones de mouillages organisés (corps morts) seraient prévues dont les délais d’installation, d’entretien et de contribution financière restent à définir ; l’ancrage sur fonds de sable ne serait plus autorisé. Un maximum de 5 à 10 bouées seraient prévues pour chaque zone et ne permettrait qu’un stationnement très limité en durée.
Le texte de ce projet, qui n’a pas encore été rendu public, sera soumis à enquête publique dans les mairies de Moorea à une date que nous ne connaissons pas encore, mais à laquelle nous portons toute notre attention. Nous vous invitons à venir très nombreux faire vos remarques lors de cette enquête car ce sera la dernière possibilité de modifier le texte avant le vote définitif par le Conseil des Ministres.
Une action de distribution de tracts sur les voiliers de Taina est en cours afin de sensibiliser le maximum de plaisanciers sur les enjeux du PGEM. Le compte rendu complet est à consulter sur notre site.

À la suite des cette rencontre, Arnaud JORDAN et Franck TAPUTUARAI se sont rencontrés en juillet à Moorea. Les deux hommes se connaissent de longue date et la discussion est franche et ouverte. Le président de l’AVP a donc eu l’occasion de défendre le point de vue des voiliers et a eu l’impression d’être entendu au moins par ce membre du conseil municipal. Il avait été décidé d’une réunion d’information sur le PGEM, mais à Moorea, cette fois. Elle a été reportée sine die. Elle reste néanmoins à l’ordre du jour. Enfin Franck a été invité à visiter un voilier, lors de la régate Cook Channel, organisée par le Yacht Club de Tahiti. Encore une fois, cela n’a pas été possible…

Aurore Del PIA a rencontré Hereiti ARAPARI, Solange TIHANI et Franck TAPUTUARAI à la mairie de Moorea le 5 octobre 2018. Compte rendu publié sur le site.

Quelques membres de l’AVP se sont rencontrés à Moorea, toujours sur le thème du PGEM. Un gros travail de sensibilisation reste à faire. Nous essayons de trouver des volontaires pour une journée festive…

Quelques dépenses ont été engagées pour la réalisation et l’impression d’une banderole au logo de l’AVP. Les puces nautiques d’Arue auxquelles nous souhaitions nous joindre n’ont pu avoir lieu et nous étudions une option à Taina. Nous organisons des puces Nautiques le 11 novembre 2018 à la Marina Taina.

Nous nous sommes penchés sur les textes des douanes pour répondre à la demande d’un plaisancier ayant acquis à Nouméa, un voilier papeetisé en 2009 et qui souhaite venir s’installer en Polynésie.

Question : la taxe d’importation doit elle être repayée ou pas ?

L’association pour fonctionner correctement a besoin de volontaires actifs, car les membres du bureau sont aussi des plaisanciers et aiment lancer leurs étraves vers d’autres îles ce qui a pour conséquence de laisser le travail aux membres du bureau restants. Nous faisons donc appel à toutes les personnes qui souhaitent nous venir en aide de façon ponctuelle ou plus régulière. Il faut noter la démission du vice-président pour raisons personnelles, ce qui réduit notre équipe de bénévoles.

Nous sommes ouverts à vos propositions et vos idées, aussi n’hésitez pas à nous les transmettre.

Vous pouvez suivre notre actualité et participer, sur la page Facebook de l’association : association des voiliers en Polynésie, consulter notre site Internet : www.old.voiliers.asso.pf

L'association

Campagne d’adhésion 2019

Votre adhésion ou son renouvellement sont plus importants que jamais. La liberté de mouiller est directement menacée par l’incompréhension de nos contraintes, la méconnaissance du monde de la voile et la volonté de contrôle et de taxation. Infiniment respectueux de la mer mais amoureux d’un espace de liberté que nous acceptons de partager avec tous, ils nous faut être nombreux pour pouvoir faire partager notre point de vue. Adhérez et faites adhérez autour de vous. Notre poids dépend aussi de notre nombre.

Merci de nous donner les moyens d’agir ensemble.

Comment adhérer

 

Moorea

Moorea : Mon cœur est meurtri…

Mon cœur est meurtri aujourd’hui, parce des bruits de pontons rapportent que l’île de Moorea est actuellement survolée par un oiseau de mauvaise augure. Oui mes amis, il plane dans notre ciel un mauvais présage qui met en péril le respect de notre liberté à tous.

Alors une petite lumière au fond de moi me dit qu’il faut réagir et lancer un cri d’alarme afin d’éviter une énorme erreur. Mes seules armes : mon amour démesuré pour l’océan sur lequel je vis depuis quinze ans, et ma plume, que j’espère manier avec assez de sincérité pour vous expliquer qui sont ces gens qui vont sur la mer et qu’on accuse aujourd’hui de polluer ou de détruire les lagons, et auxquels on veut interdire les mouillages autour de l’île de Moorea.

Que nous soyons terriens, marins, aériens, ou entre les deux, nous sommes tous concernés.

Dessin de Nilo Gima : Moorea plaisanciers pollueurs vraiment ?

Tout le monde le sait, notre planète n’est pas simplement malade, elle est à l’agonie. Le réchauffement climatique, la pollution atmosphérique, la destruction de la couche d’ozone, la déforestation, la pêche intensive et le non respect de l’océan avec ses conséquences désastreuses. La dernière en date : la découverte d’un continent de résidus plastiques au milieu des océans ! La vérité, c’est que nous sommes tous directement responsables. Combien d’assiettes, de couverts en plastique, de bouteilles et autres déchets finissent dans nos lagons, évacués par le courant dans les passes ? Évidemment on s’en fout, puisque ça part au large. Combien d’entre nous se baignent-il après avoir mis de la crème solaire faisant fi des effet désastreux pour nos coraux ? Combien de voitures mal réglées polluent chaque jour le ciel de notre Polynésie sans qu’on s’en préoccupe vraiment puisque le vent des Alizés se charge d’emmener les gaz ailleurs. Combien de maisons en bord de mer n’ont pas encore de fosses septiques et déversent leur merde dans nos eaux turquoises dans la plus grande insouciance parce que de toutes les manières, il y a le courant. Combien d’hôtels évacuent leurs égouts par des pipe-lines au large, combien de gros bateaux de croisières viennent s’ancrer dans nos baies avec la pollution qu’ils engendrent ! Et aujourd’hui on veut nous laisser croire qu’il faut interdire au voiliers le mouillage de nos lagons parce qu’il polluent ? Comment peut-on interdire par exemple au voiliers le mouillage de Maharepa et autoriser en même temps les gros bateaux de croisières à jeter leur ancre en baie de Cook quand on sait qu’un seul des ces bateaux peut émettre en une journée autant de particules fines qu’un million de voitures !
Les élus à l’origine de cette initiative ne se trompent-ils pas de cible en faisant des voiliers leur bouc émissaire ?

Parce que moi je les connais bien les gens de la mer, je les connais bien parce que j’en fais moi-même partie. Les voiliers constituent l’un des modes de locomotion les plus propres et écologiques parce qu’un voilier par définition, ça se déplace avec le vent et n’utilise son moteur que pour faire sa dernière manœuvre au mouillage. Il produit son énergie grâce au soleil et non pas à l’aide d’une centrale électrique thermique, parce que nous sommes pour la plus part équipés de panneaux solaires. Notre eau douce, nous la produisons à partir de la mer grâce au dessanilisateur ou récupérons l’eau de pluie. Contrairement à ce que l’on peut dire, nous sommes les premiers à préserver les coraux parce que nous choisissons toujours des fonds de sable pour jeter notre ancre, parce qu’ils offrent la meilleure tenue et que nous y sommes en sécurité. De même, nous sommes les premiers à aimer l’océan et à choyer son jardin de corail, parce que nous sommes conscients de la chance extraordinaire que nous avons de pouvoir encore nager au dessus avec nos enfants. À ce sujet. je ne connais pas une annexe de voilier qui ne s’arrête pas pour récupérer une bouteille plastique qui flotte sur son passage, et croyez-moi, il y en a ! «Oui mais les plaisanciers ils ne paient pas de taxes et profitent de nos poubelles pour déposer leurs déchets, ce sont des profiteurs qui vivent tout nu sur leur bateaux ! » Combien de fois ai-je lu ce genre d’argument sur les réseaux sociaux ? Erreur, ceux qui comme moi sont arrivés par la mer et se sont installés en Polynésie ont tous payé un impôt conséquent pour Papeetiser leur bateau. Il en est de même pour ceux qui achètent un bateau sur place, ils doivent s’acquitter d’une taxe foncière (5% de la valeur du bateau). Pour les autres, ceux de passage, je suis d’accord, et des solutions ont été présentées par l’association des plaisanciers en Polynésie, comme la perception d’un droit de navigation accompagné d’un petit fascicule rappelant les règles de bonnes conduites. En réponse à tous ces efforts, toutes ces propositions, les élus de Moorea ont tout simplement proposé d’interdire le mouillage aux plaisanciers sans même préciser la raison d’une telle décision.

Alors plutôt que d’interdire, ne vaudrait-il pas mieux faire l’effort de mieux nous connaître ? Plutôt que de repousser les plaisanciers, ne vaudrait-il pas mieux s’en inspirer et profiter de leur expérience, de leur connaissance unique de la mer afin trouver ensemble des solutions ?

Platon disait: « Il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer. »

Ne tuons pas cette dernière catégorie, sans laquelle je vous le rappelle, la Polynésie française n’aurait jamais été découverte… la Polynésie, terre d’accueil…

Pierre Cosso
Pierre Cosso

Pierre Cosso,
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